Dimanche 9 octobre 2011
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13:14
Photographie: Jean-Brice Wallon
Lui:
Il m'a suffit d'un mot pour enfin te quitter
Après tout notre vie n'était qu'absurdité
Mais si tu veux encore écouter mes bobards
Alors oui, je te donne rendez-vous dans ce bar
Crois-tu qu'une amitié puisse naitre entre nous,
Que nous nous arrangerons d'un baiser sur la joue?
Elle:
Voyez-vous, mon ami, j'aime à vous écouter,
Mais cette désunion m'a réellement couté
Je garde en moi un fort sentiment d'amertume
Qui me pèse affreusement comme une lourde enclume
Et si, désespéré, vous cherchez un ami,
Je vais vous présenter à mon beau canari.
Par eric masson
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Lundi 3 octobre 2011
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Photographie: Jean-Brice Wallon
Ce soir j'ai décidé de monter dans ce train
Machine sourde et puissante aux muscles souverains
Pour vous je subirai l'empire de ce titan
Dont l'accélération effraye les habitants
Et si d'aucuns arrivent à dompter ce dragon
Rien ne peut arrêter le monstre aux cent wagons
Sans craindre la vitesse acquise par la machine
Pour vous je partirai même jusqu'à la Chine
Imprudent voyageur, je sillonnerai l'Asie
Pour goûter avec vous le fruit de l'ambroisie
J'espère seulement qu'une fois à Pékin
Vous m'offrirez une place dans votre baldaquin.
Par eric masson
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Samedi 1 octobre 2011
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11:21
Photographie: Jean-Brice Wallon
Toi, mon seul compagnon, mon âme et mon ami,
Je sais que l'amitié est plus qu'une alchimie,
Tu vois, je n'ai que toi dans ce monde éperdu
Et je ne t'en veux pas, même si tu m'as mordu.
Nous restons, isolés, dans cette mégapole
Comme deux Robinson perdus sur un atoll
Mais grâce à ta nature si désintéressée
Nous restons solidaires, sans arrière-pensées
Quand nous aurons assez de ce monde insipide
Nous partirons tous deux sous le soleil torride
Et tu me guideras, Ô toi mon animal,
Vers des terres aimables ou bien vers les étoiles.
Par eric masson
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Mardi 27 septembre 2011
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18:35
Photographie: Jean-Brice Wallon
Ce qui pèse le plus, c'est cette solitude
Matrice du délire, mère de l'incertitude
Je voudrais tant crier, appeler au secours
Mais personne ne vient, personne aux alentours
Je pars à la recherche de l'un de mes semblables
Mais je ne vois que l'eau, désert invraisemblable
Car c'est bien sur une ile que je me suis échoué
Sans aucun matériel, sans même une bouée
Comment vais-je finir, assoiffé, mort de faim,
Moi qui ne rêve que de filets d'aiglefin?
Presque désespéré, j'aperçus une étrave,
Ce n'était qu'une ruine, un débris, une épave.
Par eric masson
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Dimanche 25 septembre 2011
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Crédit photo
A vous voir tous les deux, vous semblez si heureux
J'en mets ma main au feu: vous êtes amoureux
Profitez de l'instant, de cette frénésie
Et ne tenez pas compte de ma jalousie
Car même si vos regards ne s'entrelacent pas
Je sais que vos pensées vont à l'autre, n'est-ce pas?
Alors faites comme si cette douce affinité
Allait – oui, pourquoi pas – durer l'éternité
Quand sera bien finie cette histoire merveilleuse
Quand vos tendres amours deviendront ennuyeuses
Oui, j'en profiterai pour déclarer ma flamme:
Je serai là, paré pour séduire madame.
Par eric masson
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